Femmes en danger dans le 12e arrondissement

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Dans le cadre du conseil arrondissement du 12 mars 2018, la municipalité n’a pas hésité à instrumentaliser les femmes en danger dans le 12e arrondissement pour attaquer la région Ile-de-France.

Voici rapidement le contexte et la réponse formulée par mes soins, avec les éléments de Madame MONTANDON.

Le conseil débutait par un « débat organisé » autour de la communication relative à la politique d’égalité entre les femmes et les hommes (lire ici) et la lutte contre les violences faites aux femmes dans le 12e arrondissement.

Évidemment que ce sujet ne peut être la cause de division profonde.

Pourtant, l’exécutif du 12e a décidé de le rendre plus polémique en déposant un vœu particulièrement spécieux. Officiellement, ce vœu concerne un « projet de création d’une résidence sociale pour femmes victimes de violences dans le 12e arrondissement » (lire ici).

En réalité, il est utilisé pour organiser une première attaque contre la région comme l’illustre l’un de ses considérants  :

« Considérant la décision de la Région Ile-de-France de ne pas participer au financement de résidences sociales dédiées à un public spécifique ; »

J’ai donc pris la parole pour défendre la région, avec les éléments de Madame MONTANDON.

Voici, d’après mes notes, ce que j’ai répondu :

J’ai remercié Madame le maire de présenter cette communication et ce vœu qui permettent de souligner le volontarisme de la Région Île-de-France en matière de lutte contre les violences faîtes aux femmes.

La région a fait plus en 2 ans que les mandatures socialistes de Monsieur Huchon en 18 ans.

La ligne budgétaire consacrée à ce sujet était non seulement sous exécutée sous la Gauche mais elle a été doublée à 2M€ par Madame Pécresse en 2015.

Le considérant qui accuse la Région « de ne pas participer au financement de résidences sociales dédiées à un public spécifique » est donc totalement faux.

Dans le budget régional, Farida Adlani, Vice-Présidente en charge de la politique sociale, a fait voter une ligne prévue pour abonder les projets en faveur des personnes en situation de précarité, à hauteur de 2,8M€, resté identique depuis 2017. Elle est.

A la prochaine Commission permanente qui aura lieu ce vendredi et dont les rapports sont déjà en ligne, la majorité régionale s’apprête à voter justement une aide de 35.000€ en faveur de l’Association Aurore (pour le plan Grand Froid) et 40.000€ en faveur de la Fédération nationale Solidarité Femmes.

Permettez-moi de vous rappeler les mesures mises en place par la Région en matière de lutte contre les violences faites aux femmes :

  • Mise en place d’un important appel à projets qui permet de soutenir les initiatives des associations pour l’accompagnement des femmes victimes de toutes sortes de violences (violences conjugales physiques, excision, mariages forcés…) : 22 projets d’associations ont été soutenus par la Région en 2017, pour un montant de 275.500€, notamment l’extension du dispositif Téléphone Grand Danger (TGD).
  • Une convention avec la Fédération nationale Solidarité Femmes permet de reloger les femmes victimes de violences conjugales : la Région a doublé le nombre de logements de son parc qui leur sont réservés, de 50 à 100 minimums par an.
  • Pour lutter contre l’insécurité dans les transports, la Région a lancé un système d’alerte anti-harcèlement via l’extension du numéro unique 3117 aux actes de harcèlement dans les transports. Ce dispositif a d’ailleurs été largement relayé par les médias.
  • L’aide aux victimes en général a été renforcée, grâce au déploiement du bouclier de sécurité, qui concerne toutes les agressions, a fortiori celles portées contre les femmes.
  • Un programme plus large de soutien à l’égalité femmes-hommes a été lancé, avec notamment un appel à projets pour lutter contre les discriminations : en 2017, 15 associations, œuvrant contre toutes formes de discriminations, ont été aidées par la Région pour un montant de 251.500€.
  • Enfin, pour protéger et offrir un répit aux femmes victimes de violences ou en situation de précarité, la Région propose des séjours sur les îles de loisirs franciliennes.

Vous le voyez la majorité de Droit au conseil régional ne vous a pas attendu pour agir en faveur de l’égalité homme-femme et pour lutter contre les violences faites aux femmes.

Nous sommes dans le concret contrairement à ce que vous cherchez à insinuer.

Dans ce cas précis, le conseil de 12eme n’a pas vocation à se substituer au processus de demande de financement, ni à la commission permanente du conseil régional.

Nous ne participerons donc pas à ce vote.

En réponse, Madame Barrati-Elbaz m’a interpellé pour comprendre pourquoi j’employais le nous, alors que je n’étais pas conseiller régional.

Je lui ai répondu qu’approuvant la politique régionale, c’était un nous inclusif.

Affiche dans le métro parisen

 

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