Je rejoins « Horizons » et soutiens Pierre-Yves Bournazel pour Paris

Depuis mon premier engagement politique, « je me suis fait une certaine idée de la France« . Je ne retrouve plus ce fondement chez Les Républicains.

Les défis actuels sont multiples : technologiques, environnementaux, démographiques, diplomatiques, éducatifs, sécuritaires, ou sociaux.

En créant Horizons, Édouard Philippe a posé comme principe de créer une stratégie à long terme, pour adapter la France à ces enjeux, tout en préservant ce qu’Elle possède de meilleur.

Dans l’ambiance émotionnelle actuelle, je fais le choix de rejoindre un mouvement dont l’approche du débat d’idées est plus policée et réfléchie. A l’opposé des postures décontextualisées ou encore de ceux qui ne parlent que de « changer le monde » en accumulant les généralités.

L’engagement local est au cœur de ma vie politique. Élu (bénévole) depuis mars 2012, dans le 12e arrondissement, après avoir été conseiller de quartier de Bercy, je m’y investis pour une alternance crédible, éthique, de proximité.

C’est précisément cette vision qui prévaut chez Horizons au niveau parisien, incarnée par Pierre-Yves Bournazel.

Je le connais depuis 2006. Il a toujours été fidèle à Paris. Il connaît les problématiques de notre Capitale et tous ses arrondissements. Il travaille quotidiennement pour un renouveau politique avec un projet alliant progrès et préservation de ce qui fait Paris.

C’est dans cet esprit que je souhaite m’engager à ses côtés.

Matthieu Seingier

Chronique de conseils d’arrondissement vu par la minorité municipale

Édito rédigé par mes soins, le 30 novembre 2023, pour le journal de la mairie du 12e de janvier 2024 (n°99)
Une du journal de la mairie du 12e arrondissement n°99 (cliquer sur l’image pour le lire)

Jacques Chirac proclamait être le « maire de tous les Parisiens ». Ses successeurs l’ont suivi. Cependant, cette approche inclusive semble avoir été négligée dans notre arrondissement.

À titre d’exemple, le beau projet de réhabilitation de Paul Valéry, porté par la Région, est en phase de concertation. Avant d’attendre ses conclusions, l’exécutif du 12ème prétend être victime d’un manque de considération car le projet ne correspond pas à ses volontés. La concertation semble avoir une définition particulière dans notre arrondissement.

Une chose est certaine, elle a un coût. Les ateliers dits « citoyens », réunissant des volontaires derrière des professionnels onéreux de la concertation, afin de faire voter des résolutions cohérentes avec un projet déjà présenté, ont coûté 187 000 € ! À quoi sert le pôle de démocratie locale ?

Un mot sur les Conseils de quartier : de nombreux membres semblent démotivés, mais il ne faut pas le dire ! Un vœu critique sur la mairie, adopté par le conseil de la Vallée de Fécamp, a valu à sa présidente une réprimande publique lors du conseil d’arrondissement du 28 novembre, de la part de la maire – telle une directrice d’école réprimandant un élève fautif. Est-ce une déclinaison de la « Ville à hauteur d’enfant », visant à infantiliser les habitants ?

Une interrogation sur la réquisition d’un gymnase et les conditions d’accueil des mineurs isolés migrants, que nous avons appris par le Canard Enchaîné, « n’est pas normale » m’a vertement répondu la maire, me taxant d’extrême droite. Pour reprendre ma collègue Corinne Atlan-Tapiero : « Un désaccord politique relève désormais d’un fascisme fantasmé. »

Espérons que l’année à venir amènera l’exécutif du 12ème à réévaluer sa relation avec la démocratie.

Vive la « ville inversée »

Le Conseil d’arrondissement du 27 novembre 2023 m’a donné l’occasion de saluer le travail de l’artiste catalane Cinta Vidal, qui a créé rue de la brèche au loup, une fresque en trompe l’Œil « la Ville inversée », avec l’aide des collégiens de 5e et 4e, du collège Jules Verne, dont l’un des mur a été choisi pour porter l’oeuvre.

C’est l’occasion de dire que j’ai toujours été en faveur de la mise en valeur des murs aveugles.

Photo extraite de trompe-l-oeil.info

Encore un budget en hausse et 51.000 pour des pieds d’arbres

Au risque de lasser, j’ai une fois de plus dû me désoler de l’absence du budget de l’arrondissement (appelé l’Etat spécial) pour 2024, présenté lors du conseil d’arrondissement du 28 novembre 2023.

Il est proposé de le porter à 12 263 246 euros, soit 9,71 % par rapport à 2023. Or j’ai fait remarquer que depuis le premier budget de cette mandature, c’est-à-dire pour 2021, on constate une hausse de plus de12,64%. Il n’y a aucun effort d’économie.

Evidemment, il importe de distinguer l’investissement, du fonds d’animation et de la dotation de gestion locale (les trois composantes de l’état spécial). La dernière est tributaire de la hausse des fluides (frais d’énergie : électricité, gaz eau). Mais je suis surpris de n’avoir distinguer au moins une mesure pour faire des économies, notamment en matière d’isolation, permettant de maîtriser cette augmentation. Ce n’est pas comme si la majorité n’avait pas toujours le mot écologie à la bouche.

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Panneaux de signalisation contradictoires dans le 12e ; circulez, il n’y a rien à voir

Axe 50 sur le boulevard Diderot

Conduire à Paris (peu importe le mode de transport) est de plus en plus compliqué, surtout lorsque la signalisation change régulièrement, sans campagne d’information préalable sérieuse.

J’ai donc demandé à la maire du 12e, le 18 octobre dernier, après avoir pris des exemples très concrets de signalisations trompeuses, qui peuvent être sources d’accident ou de pièges, si elle envisageait d’améliorer la signalisation.

La réponse date du 30 octobre 2023 et peut se résumer à circulez, il n’y a aucune signalisation trompeuse.

Le déni, toujours le déni plutôt que trouver des solutions pour tous.

Voici le texte de ma question

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Fiscalité délirante à Paris sans contrepartie

Édito de Franck Margain pour le journal de la mairie du 12e de septembre 2023 (n°98)
Une du journal de la mairie du 12e arrondissement n°98 (cliquer sur l’image pour le lire)

Paris, la Ville Lumière, ne brille plus. Elle brûle.. confrontée au défi majeur de la
hausse de la taxe foncière de 62%, les parisiens veulent comprendre.

Cette augmentation payée par les propriétaires, se répercute mécaniquement sur les artisans, commerçants, entrepreneurs, professions libérales et les locataires, tous les baux seront révisés.

Tous paient ou paieront mais pourquoi faire ?

Chaque jour un quotidien agressif, une insécurité perceptible par tous, une mauvaise qualité des activités périscolaires, la dégradation des logements sociaux, des choix d’urbanisme qui dégradent la ville.

La rue, premier lieu de vie des plus modestes, des sans-abris, refuge de la précarité, est négligée, mal entretenue, c’est l’abandon de la solidarité orchestrée par l’équipe municipale du XIIe au profit de projets sans âme comme la place Félix Eboué, sans raison comme la bétonisation de Picpus, bourrés d’idéologie comme les ombrières métalliques censées pallier l’abattage massif des grands arbres. La qualité d’une société se reconnaît à l’attention que l’on porte aux plus démunis, ici ils sont méprisés, oubliés, abandonnés à la saleté de l’arrondissement. L’avenue Daumesnil voit partir ses commerces, la place Henri Frenay est le terrain de jeu des dealers, le Boulevard Soult est abandonné à la prostitution, les piétons luttent sur les trottoirs défoncés et les cyclistes trébuchent sur les nids de poule. La place de la Bastille engrange tous les records de chaleur dus à l’absence de végétaux.

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Les manœuvres de la majorité parisienne pour museler le débat démocratique sur le PLU

Édito co-rédigé avec Valérie Montandon,  le 8 juin 2023, pour le journal de la mairie du 12e de juillet 2023 (n°97)
Une du journal de la mairie du 12e arrondissement n°97 (cliquer sur l’image pour le lire)

Le plan local d’urbanisme (PLU), par nature technique, compte plus de 3 500 pages avec des cartographies, des annexes, des prescriptions localisées.

1ère manœuvre pour verrouiller le débat : communiquer le PLU moins de deux semaines avant le vote aux élus du Groupe Changer Paris du 12e, nous privant ainsi d’une analyse approfondie.

2ème manœuvre pour étouffer la discussion : réduire à 3 minutes le temps de parole des 5 élus d’opposition. Malgré les efforts de nos élus pour préparer des remarques et des propositions sérieuses, la Maire du 12e a instrumentalisé le règlement intérieur du Conseil pour limiter l’expression de sa minorité municipale. Grâce au dépôt de vœux et à nos protestations en séance, nous avons arraché un peu plus de temps pour nous exprimer. La majorité semble oublier que l’un des rôles du Conseil d’arrondissement est de rendre des comptes.

3ème manœuvre, cette fois lors du Conseil de Paris : rejeter en bloc les vœux et amendements du groupe Changer Paris, sans explication ni vote distinct. Cette action a été orchestrée par le 1er adjoint, M. Emmanuel Grégoire, qui a créé une sorte de « 49-3 municipal« , sans devoir engager sa responsabilité… après l’avoir vivement critiqué au niveau national.

Or ces vœux et amendements ne visaient pas à obstruer le processus mais à améliorer substantiellement un PLU rempli d’injonctions contradictoires. Les promesses médiatiques d’espaces verts ne sont pas clairement identifiées. La densification des dents creuses est favorisée, tandis que les servitudes fonctionnelles décourageront les rénovations, malgré leur importance pour réduire les émissions de CO². Les moyens financiers demeurent flous.

Ce déni de démocratie nuira in fine à l’écologie véritable car nombre d’affichages « bioclimatiques » auraient pu être corrigés.

Matthieu Seingier et Valérie Montandon

RÉUNION PUBLIQUE SUR LES AMENAGEMENTS DU 12e, LE 9 FEVRIER 2023

Chères habitantes, chers habitants du 12ème arrondissement,

Nous, élus du Groupe Changer Paris XIIe, vous proposons une réunion d’information et d’échanges sur les projets d’aménagement dans le 12ème arrondissement, notamment sur la place Félix Eboué, « Embellir Paris », la ZAC Bercy Charenton, etc.

Le jeudi 9 février 2023 à 19h

Au lycée Arago, 4 place de la Nation, 75012 Paris

Valérie MONTANDON – Franck MARGAIN – Conseillers de Paris

Françoise MARCIN – Matthieu SEINGIER – Corinne ATLAN-TAPIERO, Conseillers du 12ème arrondissement

La place Félix Eboué, un enjeu

Maire bâtisseur ou maire écologique ?

Voici l'édito rédigé le 25 novembre 2022, pour le journal de la mairie du 12e censé sortir en décembre que j'ai rédigé et qui a été attribuée à un autre collègue. Encore un manque de respect de la mairie...
La place Félix Eboué en danger ?

A l’urgence climatique, la mairie répond urgence à modifier l’espace public parisien.

Il faut marquer son territoire.

L’exemple de nos places emblématiques est édifiant. Le plus récent concerne l’annonce de la « réinvention » de la place Félix Eboué, en deux mois de concertation (du 5 octobre au 5 décembre 2022). Pourquoi un tel empressement ? Peut-être parce que le projet est déjà figé. Un unique scénario, évalué à 8 millions d’euros, est proposé aux citoyens qui croient encore à la notion de « co-construction ».

Par la voix de Valérie Montandon, notre groupe a protesté contre ces méthodes lors du dernier conseil du 12ème arrondissement du 8 novembre 2022. En vain.

La mairie nous dit qu’il s’agit d’une promesse de campagne. A qui ? Aux associations Paris en Selle & Mieux se Déplacer à Bicyclette ? Le projet qu’on veut nous imposer est un copier-coller des revendications de ces groupes de militants, formulée en janvier 2020. Pas étonnant que le projet soit fondé sur des données de circulation obsolètes. Il laisse présager des conflits d’usage, notamment en défaveur du piéton.

Ce n’est pas le seul reproche. Nous savons, depuis le XIXe siècle, avec Haussmann, que seule l’implantation d’arbres, en pleine terre, permet de rafraichir naturellement l’air. La « végétalisation » projetée n’est pas réaliste au regard du sous-sol (dont le métro). En l’état, le projet Félix Eboué risque de rester, par sa minéralité, un îlot de chaleur urbain. Nous refusons les erreurs de la place de la République (l’aberration écologique par excellence alors qu’elle était arborée auparavant) ou de la place de la Bastille (la température de sa surface est montée à 57,3 degrés cet été). Pour ces raisons, entre autres, nous demandons la révision de ce projet.

Journées de matrimoine ou « Trouble du genre » ?

Lors du conseil d’arrondissement du 28 septembre 2022, Madame Alice Coffin a déposé un vœu fondamental dont l’objet est d’ajouter à la dénomination « journées du patrimoine » celle de matrimoine.

Voici ma position, soutenue, lors de ce conseil, au nom du groupe Changer Paris, qui ne peut être plus longue en raison de la limitation du temps de parole des élus locaux par le règlement intérieur (que j’ai attaqué à nouveau devant le tribunal administratif – mais c’est un autre sujet).

« Mes chers collègues,

Votre vœu porte sur l’année 2022. Pour cette seule raison, nous pouvons justifier l’avis défavorable du groupe changer Paris. Mais cette méthode lâche, trop souvent utilisée dans cette enceinte pour fuir le débat, n’est pas digne du sujet de l’égalité femme-homme.

En effet, notre groupe s’est toujours engagé dans ce combat. Mais nos méthodes diffèrent des vôtres.

Comme nous l’avons déjà dit ici : changer les mots ne change le réel. Bien au contraire, la nov’langue est le choix de ceux qui veulent masquer leur inertie à agir sur les vraies causes du problème. 

Deuxième raison – j’ai moins d’une minute pour la présenter, elle va nécessairement être synthétisée : il s’agit de la base idéologique qui préside ce vœu sur le matrimoine. En un mot, pour suivre vos interventions, Madame Alice Cofin, votre vœu se veut l’application de concepts philosophiques assez récents, dont la forme la plus abouti ont été décrits par l’universitaire américaine Judith Butler.

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