Retour sur le conseil d’arrondissement du 23 septembre 2025

Sur la fausse urgence pour nuire à l’opposition

Au « Chai de Bercy », où la réunion du conseil d’arrondissement du 23 septembre 2025 s’est tenue, faute de mairie

Dès le début de la séance, j’ai exprimé mon désaccord (une fois de plus) avec la procédure d’urgence qui permet d’accepter d’examiner des délibérations hors du délai réglementaire.

Elle était censée être exceptionnelle. Depuis un an, cette procédure est appliquée à chaque conseil, ce qui ne permet pas d’examiner en profondeur des sujets importants, comme, en l’occurrence, le stationnement à Bercy. J’ai donc voté contre.

Sur la communication de rentrée scolaire encore laudative

Comme chaque année en septembre, la majorité, par la voix de Mme Rocca, l’adjointe en charge du sujet (et ancienne responsable du syndicat de parents d’élèves FCPE), se félicite de la rentrée scolaire. Dans le Parisien en octobre 2019, Mme Rocca élevait comme objectif de «combat» : «la réduction des inégalités scolaires et de la réussite éducative ». A l’heure du bilan, l’atteinte de l’objectif se pose crument.

Mais devant le Conseil d’arrondissement, on nous dit que tout va toujours bien.

J’ai pu m’exprimer pour notamment pointé du doigt l’absence d’explications sur la baisse des effectifs scolaires dans le 12ᵉ : est-ce dû à la démographie, aux départs de familles vers la banlieue ou au choix du privé ? J’ai cité le Parisien, en date du 1er septembre 2025, qui consacrait un dossier à cette question, selon lequel 36,5 % des élèves sont scolarisés dans des établissements privés et que pour 74 % des parents qui inscrivent leurs enfants dans le privé, la motivation n’est pas l’orientation religieuse ou de valeur éducative, comme cela le fût il y a 40 ans mais assurer les meilleures garanties de réussite, citant notamment les heures de cours perdues.

Ensuite, j’ai redit une nouvelle fois que le périscolaire, domaine où la Ville a pourtant une compétence exclusive, « reste un parent pauvre des écoles parisiennes« . Déjà l’année dernière, on avait fait semblant de ne pas comprendre ce propos alors que nombre de parents, y compris ceux de gauche, s’en plaigne.

Certes j’ai salué les deux nouveautés mise en avant dans la communication le centre de ressources nature et le Fluctuat, un équipement flottant amarré au port de l’Arsenal. si ces initiatives sont louables, elles restent anecdotiques face aux enjeux réels du périscolaire parisien.

J’ai également souligné que les centres de loisirs bilingues (il y en a que deux dans le douzième, un italien et un espagnol), une avancée intéressante, n’étaient même pas mentionnés dans la communication, alors qu’ils mériteraient d’être développé.

J’ai rappelé que, selon un rapport de 2024 de la médiatrice de l’Éducation nationale, les relations entre parents et enseignants se tendent, et que la coéducation – un principe clé de la loi de refondation de l’école de 2013 – reste trop souvent lettre morte.

Pourtant, la communication ne proposait aucune piste concrète pour améliorer cette collaboration, alors qu’elle est essentielle pour la réussite des élèves.

Enfin, j’ai interpellé la majorité sur les tarifs du périscolaire. Bien que la communication affirme que les tarifs de cantine n’ont pas évolué, j’ai relevé que les tarifs horaires en maternelle ont en réalité augmenté avec les nouveaux contrats à l’heure. Cette hausse, même minime, pèse sur les familles, et il est regrettable qu’elle ne soit pas clairement assumée.

Pour conclure, j’ai estimé que cette communication, bien que utile, manquait cruellement de données précises et de propositions concrètes pour améliorer le périscolaire. Sans une volonté politique forte et des moyens adaptés, l’école publique parisienne continuera de perdre des élèves au profit du privé.

Sur les délibérations logement (DLH)

J’ai critiqué plusieurs points dans les délibérations relatives au logement social :

  • DLH 116 : J’ai dénoncé l’imprévision dans la gestion des coûts et j’ai voté contre.
  • DLH 304 : J’ai questionné la nécessité de louer des locaux dans le privé pour le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), alors que la Ville dispose d’espaces municipaux vacants. Pourquoi ne pas optimiser ces locaux plutôt que de payer un loyer coûteux ?
  • DLH 309 : J’ai exprimé ma surprise face à l’avenant lié à une servitude de vue, mal anticipé selon moi. J’ai demandé des éclaircissements sur le lien avec le nouveau PLU B.

Nous avons donc voté contre les DLH 116 et 304, abstention pour la DLH 309.

Sur les subventions olympiques (DDCT 146)

J’ai relevé l’absence de projets situés dans le 12ᵉ dans la liste des subventions allouées dans le cadre de l’héritage des Jeux Olympiques. Après clarification, j’ai reconnu la présence d’un projet local (la Compagnie KeatBeck), mais j’ai maintenu une position critique sur le manque de transparence.

Nous sommes donc abstenu.

Jour d’ouverture des jeux, le 26 juillet 2024, dans le 12e

Sur la dénomination des voies des Messageries (DU 188)

J’ai salué le choix des noms de femmes écrivaines pour les nouvelles voies du quartier des Messageries, mais j’ai questionné la précipitation de cette dénomination, alors que le quartier n’est pas encore achevé. J’ai aussi signalé un problème technique : la voie Myriam Makeba, déjà dénommée, n’apparaît toujours pas sous son nom sur Google Maps. Vote pour, malgré mes réserves.

Sur le parc de stationnement Bercy Seine (DVD 29)

J’ai exprimé des réserves sur la hausse tarifaire pour les autocars, évoquant des alertes sur ses conséquences pour certains exploitants. J’ai choisi de m’abstenir, estimant manquer d’éléments pour un vote éclairé.

Sur le renouvellement de la DSP du port de l’Arsenal (DVD 114)

Port de l’Arsenal, le 28 septembre 2025

Je ne suis pas intervenu sur le fond, mais j’ai suivi les débats avec attention, notamment sur l’hypocrisie consistant à demander au délégataire, Fayolle, d’augmenter les moyens pour assurer la sécurité alors que rapport qui nous a été soumis pour voter, que l’augmentation des incidents résultent de l’ouverture 24/24 des jardons de l’Arsenal : « une évolution du contexte, indépendante du délégataire, entraine une dégradation de la sécurité du port de l’Arsenal depuis l’ouverture 24h/24, fin 2020, du quai côté Bd de la Bastille. 676 incidents majeurs ont été enregistrés en 2024, dont 370 intrusions sur les pontons ou les bateaux.« 

Or nous nous sommes toujours opposé à cette ouverture la nuit, décidé sur un coup de tête de Mme Hidalgo (nous y reviendrons).

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