Retour sur le conseil d’arrondissement du 17 juin 2025

Ce texte a été rédigé une fois le compte-rendu officiel reçu, en septembre 2025

C’est dans le très agréable Chai de Bercy que nous nous réunissons à nouveau, pour ce dernier conseil du 12e arrondissement avant la trêve estivale, faute de mairie.

La maire ne peut toujours pas nous dire quand elle réouvrira (au moins, si l’alternance se produit enfin, ces locaux pourront être remis au goût de la nouvelle majorité – je pense à mon vieux projet de création d’un véritable accueil multi-service unique, s’ajoutant à la plateforme numérique unique également).

Mais elle commence le Conseil par nous annoncer que le le site de l’ancienne école
Gabriel Lamé accueil la majorité des services, comme le confirme ce message.

Puis je vous épargne le long satisfecit qui nous a été imposé, pour finalement commencer par une délibération qui montre que la Ville ne s’est pas tenir ses délais :

1. Non à la procédure d’urgence

Une fois de plus, il nous est demandé, pour examiner des délibérations qui ont été présentés aux élus hors du délai de 5 jours, en faisant croire qu’il y aurait une urgence à les examiner. Avec mes autres collègues de l’opposition, tous partis confondu, nous dénonçons ce manque d’anticipation et une gestion sous pression.

J’ai donc exprimé mon mécontentement d’une telle procédure et voté contre. Surtout qu’elle concerne, aujourd’hui, 5,9 millions d’euros de subventions ! Cela ne se prépare pas en trois jours. En tant que Maire, Madame Emmanuelle-Pierre Maire a le pouvoir de refuser ces contingences. Si c’est la Ville de Paris qui impose ces délais, elle peut les refuser.

2. Contre le budget supplémentaire 2025

Il s’agit d’une délibération technique (reports de crédits et ajustements à la suite de l’exécution 2024) sur laquelle nous votons par cohérence avec le vote sur le budget initial (appelé ici « état spécial »). D’une manière générale, l’opposition ne peut que critiquer la gestion budgétaire de la majorité qui est toujours dépensière et sans aucun effort d’économie, notamment sur le fonctionnement.

Mon intervention a été d’autant plus courte que l’adjoint en charge des questions financière, M. Tabacchi n’était pas là « pour répondre aux questions que je n’ai pas posées« , ai-je ajouté, tant il profite de mes interventions systématique en matière budgétaire pour ajouter des éléments qui lui tiennent à coeur (mais c’est le jeu démocratique).

3. Réserves sur les subventions aux associations (DSOL 77, 80, 87)

Avec Valérie Montandon, nous sommes intervenus sur les subventions à des associations locales (centres sociaux, aide alimentaire, insertion) pour s’étonner que les fiches d’instruction évoques des réserves juridiques et financières par les services de la Ville et regretter que lesdites associations ne soient pas davantage incités à mieux ficeler leur dossier (pour le dire diplomatiquement). La maire s’est engagé à revenir vers nous pour nous communiquer ces informations.

4. Abstention sur la concession de l’hippodrome de Vincennes

La Ville de Paris a dû ouvrir la concession de l’hippodrome de Vincennes, attribuée sans appel d’offres concurrentiel à la Société d’Encouragement à l’Élevage du Trotteur Français (SEETF). Le contrat prévoit 41 millions d’euros de travaux, mais une redevance réduite à 2 millions d’euros (contre 5 millions initialement envisagés), qui suscité des interrogations sur la stratégie globale de ma part et des ma collègue d’opposition Valérie Montandon et également, il faut le reconnaître, une forme de déception de la part de la majorité du 12e, par la voix de Richard Bouigue.

Voici ma courte intervention : « Je partage votre non-enthousiasme. On aurait pu rejeter l’offre, tout simplement. Quand il n’y a qu’un candidat, c’est légitimement possible. Pourquoi ne pas avoir refusé pour réfléchir à une nouvelle stratégie globale sur les hippodromes parisiens ? En 2005, on se posait déjà la question : trois hippodromes à Paris, n’est-ce pas trop ? La droite et la gauche étaient d’accord pour y réfléchir. Aujourd’hui, vous avez repoussé les négociations sans mener ce débat. Je m’abstiendrai. »

5. Vélos en libre-service (DVD 49)

Cela a été pas mal médiatisé : la Ville de Paris renouvelle aussi les conventions d’occupation du domaine public pour l’exploitation « de vélos à assistance électrique en libre-service sans station d’attache ». Trois opérateurs ont été retenus (Voye Technologie, LIME, DOT) pour déployer 3 000 à 6 000 vélos électriques en « free-floating« .

Mon collègue Margain a pu critiquer le poids excessif accordé au critère financier (30 %), au détriment de la qualité du service et de l’impact social/environnemental.

Mon intervention a été dans le même sens : « Le développement du vélo en libre-service est une avancée précieuse, mais il faut un accompagnement public à la hauteur. Le critère financier de 30 % est contestable : il fragilise la qualité du service. Nous votons pour, mais avec de sérieuses réserves. Il faut rééquilibrer les critères d’évaluation dans l’intérêt des Parisiens, garantir une procédure transparente et impliquer davantage les élus. Certains opérateurs ont dénoncé des irrégularités, et un recours a déjà été annoncé. La Ville doit être vigilante. »

6. Sur le vœu pour la concertation du tiers-lieu IA à Paul Valéry

Je ne suis pas intervenu mais un moment fort de ce Conseil a concerné les discussions sur le vœu des élus écologistes et socialistes qui demande une concertation approfondie sur le projet de tiers-lieu dédié à l’intelligence artificielle dans la cité scolaire Paul Valéry.

Alors que le projet initial, avant que Valérie Pécresse ne soit élue à la tête de la région était un mastodonte immobilier, sans aucun projet éducatif innovant. Quand le projet a été présenté la première fois, la vague ChatGPT n’avait pas encore éveillé les Français à l’importance de l’IA. L’idée était donc vraiment précurseur.

Or la Gauche accuse, en présentant son vœu, avec une mauvaise foi insupportable, d’organiser une concertation « à l’envers », avec des calendriers inadaptés et un périmètre restreint, excluant les acteurs éducatifs et les habitants.

Lorsque Valérie Montandon, qui est conseillère régionale, a voulu répondre, en dénonçant « l’hypocrisie [de ce voeu qui] transparaît autant que les contrevérités », la maire l’a rapidement interrompu, démontrant que la rigueur du règlement intérieur est très variable en fonction des circonstances.

7. Dénomination du jardin « Régine Deforge »

« Régine Deforges est un symbole de liberté et d’audace. Nous votons favorablement »

Je suis reparti en bicyclette bleue.

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