Tribune du journal municipal « Notre 12e » #107 de janvier 2026, corédigé avec Ophélie Rota pour notre groupe Indépendant et progressiste Chère lectrices, chers lecteurs, merci de vous intéresser à notre action. Élus d’opposition, nous nous …
Tribune du journal municipal « Notre 12e » #106 de novembre 2025, consacré au piétons, corédigé avec Ophélie Rota pour notre groupe Indépendant et progressiste « Errer est humain. Flâner est parisien. » Derrière cet idéal, l’auteur des Misérables rappelle …
Sur la fausse urgence pour nuire à l’opposition Dès le début de la séance, j’ai exprimé mon désaccord (une fois de plus) avec la procédure d’urgence qui permet d’accepter d’examiner des délibérations hors du délai …
Ce texte a été rédigé une fois le compte-rendu officiel reçu, en septembre 2025 C’est dans le très agréable Chai de Bercy que nous nous réunissons à nouveau, pour ce dernier conseil du 12e arrondissement …
Conduire à Paris (peu importe le mode de transport) est de plus en plus compliqué, surtout lorsque la signalisation change régulièrement, sans campagne d’information préalable sérieuse.
J’ai donc demandé à la maire du 12e, le 18 octobre dernier, après avoir pris des exemples très concrets de signalisations trompeuses, qui peuvent être sources d’accident ou de pièges, si elle envisageait d’améliorer la signalisation.
La réponse date du 30 octobre 2023 et peut se résumer à circulez, il n’y a aucune signalisation trompeuse.
Le déni, toujours le déni plutôt que trouver des solutions pour tous.
Édito de Franck Margain pour le journal de la mairie du 12e de septembre 2023 (n°98)
Une du journal de la mairie du 12e arrondissement n°98 (cliquer sur l’image pour le lire)
Paris, la Ville Lumière, ne brille plus. Elle brûle.. confrontée au défi majeur de la hausse de la taxe foncière de 62%, les parisiens veulent comprendre.
Cette augmentation payée par les propriétaires, se répercute mécaniquement sur les artisans, commerçants, entrepreneurs, professions libérales et les locataires, tous les baux seront révisés.
Tous paient ou paieront mais pourquoi faire ?
Chaque jour un quotidien agressif, une insécurité perceptible par tous, une mauvaise qualité des activités périscolaires, la dégradation des logements sociaux, des choix d’urbanisme qui dégradent la ville.
La rue, premier lieu de vie des plus modestes, des sans-abris, refuge de la précarité, est négligée, mal entretenue, c’est l’abandon de la solidarité orchestrée par l’équipe municipale du XIIe au profit de projets sans âme comme la place Félix Eboué, sans raison comme la bétonisation de Picpus, bourrés d’idéologie comme les ombrières métalliques censées pallier l’abattage massif des grands arbres. La qualité d’une société se reconnaît à l’attention que l’on porte aux plus démunis, ici ils sont méprisés, oubliés, abandonnés à la saleté de l’arrondissement. L’avenue Daumesnil voit partir ses commerces, la place Henri Frenay est le terrain de jeu des dealers, le Boulevard Soult est abandonné à la prostitution, les piétons luttent sur les trottoirs défoncés et les cyclistes trébuchent sur les nids de poule. La place de la Bastille engrange tous les records de chaleur dus à l’absence de végétaux.
Édito co-rédigé avec Valérie Montandon, le 8 juin 2023, pour le journal de la mairie du 12e de juillet 2023 (n°97)
Une du journal de la mairie du 12e arrondissement n°97 (cliquer sur l’image pour le lire)
Le plan local d’urbanisme (PLU), par nature technique, compte plus de 3 500 pages avec des cartographies, des annexes, des prescriptions localisées.
1ère manœuvre pour verrouiller le débat : communiquer le PLU moins de deux semaines avant le vote aux élus du Groupe Changer Paris du 12e, nous privant ainsi d’une analyse approfondie.
2ème manœuvre pour étouffer la discussion : réduire à 3 minutes le temps de parole des 5 élus d’opposition. Malgré les efforts de nos élus pour préparer des remarques et des propositions sérieuses, la Maire du 12e a instrumentalisé le règlement intérieur du Conseil pour limiter l’expression de sa minorité municipale. Grâce au dépôt de vœux et à nos protestations en séance, nous avons arraché un peu plus de temps pour nous exprimer. La majorité semble oublier que l’un des rôles du Conseil d’arrondissement est de rendre des comptes.
3ème manœuvre, cette fois lors du Conseil de Paris : rejeter en bloc les vœux et amendements du groupe Changer Paris, sans explication ni vote distinct. Cette action a été orchestrée par le 1er adjoint, M. Emmanuel Grégoire, qui a créé une sorte de « 49-3 municipal« , sans devoir engager sa responsabilité… après l’avoir vivement critiqué au niveau national.
Or ces vœux et amendements ne visaient pas à obstruer le processus mais à améliorer substantiellement un PLU rempli d’injonctions contradictoires. Les promesses médiatiques d’espaces verts ne sont pas clairement identifiées. La densification des dents creuses est favorisée, tandis que les servitudes fonctionnelles décourageront les rénovations, malgré leur importance pour réduire les émissions de CO². Les moyens financiers demeurent flous.
Ce déni de démocratie nuira in fine à l’écologie véritable car nombre d’affichages « bioclimatiques » auraient pu être corrigés.
Chères habitantes, chers habitants du 12ème arrondissement,
Nous, élus du Groupe Changer Paris XIIe, vous proposons une réunion d’information et d’échanges sur les projets d’aménagement dans le 12ème arrondissement, notamment sur la place Félix Eboué, « Embellir Paris », la ZAC Bercy Charenton, etc.
Le jeudi 9 février 2023 à 19h
Au lycée Arago, 4 place de la Nation, 75012 Paris
Valérie MONTANDON – Franck MARGAIN – Conseillers de Paris
Françoise MARCIN – Matthieu SEINGIER – Corinne ATLAN-TAPIERO, Conseillers du 12ème arrondissement
Voici l'édito rédigé le 25 novembre 2022, pour le journal de la mairie du 12e censé sortir en décembre que j'ai rédigé et qui a été attribuée à un autre collègue. Encore un manque de respect de la mairie...
La place Félix Eboué en danger ?
A l’urgence climatique, la mairie répond urgence à modifier l’espace public parisien.
Il faut marquer son territoire.
L’exemple de nos places emblématiques est édifiant. Le plus récent concerne l’annonce de la « réinvention » de la place Félix Eboué, en deux mois de concertation (du 5 octobre au 5 décembre 2022). Pourquoi un tel empressement ? Peut-être parce que le projet est déjà figé. Un unique scénario, évalué à 8 millions d’euros, est proposé aux citoyens qui croient encore à la notion de « co-construction ».
Par la voix de Valérie Montandon, notre groupe a protesté contre ces méthodes lors du dernier conseil du 12ème arrondissement du 8 novembre 2022. En vain.
La mairie nous dit qu’il s’agit d’une promesse de campagne. A qui ? Aux associations Paris en Selle & Mieux se Déplacer à Bicyclette ? Le projet qu’on veut nous imposer est un copier-coller des revendications de ces groupes de militants, formulée en janvier 2020. Pas étonnant que le projet soit fondé sur des données de circulation obsolètes. Il laisse présager des conflits d’usage, notamment en défaveur du piéton.
Ce n’est pas le seul reproche. Nous savons, depuis le XIXe siècle, avec Haussmann, que seule l’implantation d’arbres, en pleine terre, permet de rafraichir naturellement l’air. La « végétalisation » projetée n’est pas réaliste au regard du sous-sol (dont le métro). En l’état, le projet Félix Eboué risque de rester, par sa minéralité, un îlot de chaleur urbain. Nous refusons les erreurs de la place de la République (l’aberration écologique par excellence alors qu’elle était arborée auparavant) ou de la place de la Bastille (la température de sa surface est montée à 57,3 degrés cet été). Pour ces raisons, entre autres, nous demandons la révision de ce projet.
Voici ma position, soutenue, lors de ce conseil, au nom du groupe Changer Paris, qui ne peut être plus longue en raison de la limitation du temps de parole des élus locaux par le règlement intérieur (que j’ai attaqué à nouveau devant le tribunal administratif – mais c’est un autre sujet).
« Mes chers collègues,
Votre vœu porte sur l’année 2022. Pour cette seule raison, nous pouvons justifier l’avis défavorable du groupe changer Paris. Mais cette méthode lâche, trop souvent utilisée dans cette enceinte pour fuir le débat, n’est pas digne du sujet de l’égalité femme-homme.
En effet, notre groupe s’est toujours engagé dans ce combat. Mais nos méthodes diffèrent des vôtres.
Comme nous l’avons déjà dit ici : changer les mots ne change le réel. Bien au contraire, la nov’langue est le choix de ceux qui veulent masquer leur inertie à agir sur les vraies causes du problème.
Deuxième raison – j’ai moins d’une minute pour la présenter, elle va nécessairement être synthétisée : il s’agit de la base idéologique qui préside ce vœu sur le matrimoine. En un mot, pour suivre vos interventions, Madame Alice Cofin, votre vœu se veut l’application de concepts philosophiques assez récents, dont la forme la plus abouti ont été décrits par l’universitaire américaine Judith Butler.
L’hôtel d’Aumont, siège du tribunal administratif de Paris
Avec mes collègues élus du conseil du 12ème arrondissement de Paris Valérie MONTANDON et Madame Corinne ATLAN-TAPIERO, membres du groupe Les Républicains (Changer Paris), nous avons déposé, le 30 janvier 2021, un recours devant le tribunal administratif de Paris contre le règlement intérieur parce qu’il est rédigé en écriture dite « inclusive » mais aussi parce qu’il comportait un certain nombre d’irrégularités.
Les juges de l’hôtel d’Aumont viennent de donner raison aux élus d’opposition, par un jugement du 31 mai 2022. Il sanctionne ainsi ce règlement car ses conditions d’adoption ne respectaient pas des dispositions légales du code des collectivités territoriales (lire le jugement).
La Ville de Paris, avec la mairie du 12e arrondissement a décidé de fermer à la circulation routière une partie de la rue Dubrunfaut, du jour au lendemain, sans concertation avec les citoyens, les riverains ou mêmes les commerçants.
C’est encore une fois la méthode de la Ville qui est critiquée. Elle décide de fermer brutalement des rues, telle la rue Dubrunfaut, en dehors de tout plan de circulation, en postulant qu’elle est dans « une lutte » avec les méchants rétrogrades.
Or c’est l’absence d’annonce à la population, de préparation de la décision et d’anticipation des reports de circulation qui est la première source de désagrément. Les images qui suivent, prise par Valérie Montandon, en sont une preuve éloquente :
Conséquences des fermetures des rues telles que la rue Dubrunfaut
Valérie Montandon et Matthieu Seingier, à la préfecture d’Ile-de-France, après le dépôt des formulaires officiels de candidature aux législatives dans la 8ème circonscription de Paris
C’est dans la salle Félix Eboué, du nom du célèbre administrateur gaulliste, compagnon de la libération, que les candidats aux législatives 2022 sont reçus pour déposer les formulaires officiels qui actent leur volonté de devenir député.
Tout un symbole pour Valérie Montandon et moi-même, qui nous présentons dans le 12ème où Felix Eboué symbolise le cœur de l’arrondissement. Je devrais dire de la 8e circonscription, qui comporte aussi le quartier de Charonne dans le 20ème arrondissement.
Je suis donc une nouvelle fois suppléant de Valérie Montandon mais cette nouvelle élection a un enjeu différent.