
Jan 15
BERCY CHARENTON, présentation du projet de NKM

© Pascal Legrand
« Savez-vous où se trouve les tunnels Baron Le Roy ? » Cette question a pu être souvent entendue dans le quartier de Bercy, ce 14 janvier 2014, consacrée à la présentation du projet urbanistique de Bercy Charenton..
En effet, de nombreux journalistes ont cherché l’entrée de ce lieu exceptionnel, et néanmoins discret, où Nathalie Kosciusko-Morizet et Valérie Montandon, accompagnées du maire de Charenton-le-Pont, Jean-Marie Brétillon, ont présenté à la presse le projet d’urbanisme le plus ambitieux depuis la Défense :
Bercy-Charenton, un nouveau modèle pour la ville de demain : logement durable, agriculture urbaine et centre de vie.
Après une visite, fort instructive, des tunnels Baron Le Roy, qui constituent un des derniers vestiges vestiges encore en activité des chais de Bercy (voir ici) et un symbole historique du maintien de l’activité économique artisanale au cœur de la ville (que la Madame Hidalgo, dans le projet qu’elle soumet pour cet espace, veut détruire), une conférence de presse a été organisée dans les studios de Bercy, lieux de nombreux tournages cinématographiques, télévisuelles, de publicité ou de clips musicaux.
Nathalie Kosciusko-Morizet y a exposé les grands objectifs de cette partie phare de son projet pour Paris et particulièrement en faveur du réveil de l’est parisien : s’inspirer de l’histoire méconnue ou oubliée de ces lieux pour faire de ce territoire un quartier exceptionnel et exemplaire.
Le buts étant de créer à terme 10 000 logements et de favoriser l’implantation massive d’activités économiques tout en maintenant celle déjà existantes.
Et également créer :
une Villa Médicis de la gastronomie » accueillant « plusieurs chefs prometteurs français et étrangers.

© Pascal Legrand
Ensuite, Valérie Montandon a précisé, au moyen d’une projection d’argument, de plan et de chiffrages, l’ambition de ce programme de développement centré sur l’agriculture urbaine et la gastronomie, ainsi qu’un projet tant culturel qu’économique de valorisation des tunnels de Baron-Le-Roy, autour de l’artisanat et de la création.
Le maire de Charenton a également pu s’exprimer car ce projet a été élaboré conjointement avec la commune limitrophe, illustrant ainsi la gouvernance nouvelle que Nathalie Kosciusko-Morizet veut instaurer pour le Grand Paris.
Ce moment s’est ensuite achevé par une série de questions aux termes desquelles Nathalie Kosciusko-Morizet a pu, notamment, confirmer à quel point le financement du projet était équilibré grâce à une programmation dont chacune des premières phases permettra de dégager les ressources nécessaires au financement de la suivante.
Voici la présentation finale de ce projet :
La presse en a parlé :
– Le Monde
– Le Parisien (sur le projet)
– Le Parisien (sur les divisions entre majorité et opposition)
Voir aussi :
VOIR LE PROJET ET LE DOSSIER DE PRESSE SUR LE SITE DE NKM
VOIR NOTRE DOSSIER SUR BERCY CHARENTON
RETROUVER LE DIAPORAMA OFFICIEL DE CETTE VISITE EN CLIQUANT SUR L’IMAGE CI-DESSOUS

© Pascal Legrand
Jan 14
Histoire de Bercy
Article issu du communiqué de presse de NKM sur la présentation du projet d’aménagement de Bercy-Charenton.
Sous l’Ancien Régime, Bercy est un bourg rural extérieur à Paris qui acquiert une identité communale propre. Il est en effet longtemps considéré comme un espace à la marge de la capitale.
Il s’étend à l’est jusqu’au château de Bercy, dont l’emplacement actuel est à Charenton-le-Pont.
Bercy est constitué de deux vallées : la Grande Pinte et la vallée de Fécamp.
Son développement se fait sur un axe est-ouest, suivant le tracé de la Seine et les routes qui lui sont parallèles (tracés marron clair sur la carte du développement urbain).
La vie économique autonome qui s’y implante, grâce à sa situation de franchise à la limite des portes d’octroi de la capitale, s’articule autour de la Seine et des routes vers la capitale : Bercy est alors déjà un lieu d’entreposage des marchandises (bois de flottage, pierre, vin) à destination de Paris.
Jan 13
Oui pour le travail du dimanche de façon modéré et raisonnable !
Ce dimanche 12 janvier, après avoir été à la rencontre des habitants présents sur les marchés de Porte Dorée et de Bercy, une partie de l’équipe militante, accompagnée de Valérie Montandon, de François Haab, se sont rendus à Bercy Village dont une grande partie des commerces étaient ouverts, afin de sensibiliser les personnes présentes à l’intérêt économique et pratique que représente cette ouverture dominicale.
En effet, la zone de Bercy Village a tous les atouts pour obtenir la qualification de zone PUCE :
- Des entreprises volontaires, qui ont présenté des dossiers sérieux, motivés et respectant les accords passés avec les salariés
- Une délimitation facilement identifiable, du fait de la configuration spécifique de ce secteur
- Aucune concurrence déloyale avec les commerces environnants, notamment les commerces de proximité
- Le nombre et la diversité des enseignes de Bercy Village qui représentent une offre culturelle de qualité pour les Parisiens.
Seulement, l’’impulsion du Maire de Paris peut permettre l’’ouverture des magasins le dimanche.
Jan 12
L’arrivée du froid n’affecte pas la force de conviction des militants d’une alternance à Paris
Les équipes de campagne pour l’alternance pour Paris étaient encore massivement répartis, ce dimanche 12 janvier 2014, sur les différents lieux de vie du douzième arrondissement pour échanger avec ses habitants et ainsi leur montrer que l’alternance est la seule voie possible au redressement de nos quartiers :
Patrick Mathieu et une partie de l’équipe du 12ème réunis ce matin sur le marché de la Porte Dorée
Accueil chaleureux, malgré le temps froid!
À saint Eloi avec l équipe du #12eme @VMontandon @nkm_paris
A Bercy
En savoir plus sur ce dernier tractage consacré à l’ouverture dominicale de « Bercy Village »
Jan 12
Nouvelle affluence à la permanence de campagne
Pour la deuxième fois depuis son ouverture, la permanence de campagne de Valérie Montandon était trop petite pour accueillir, ce samedi 11 janvier 2014, la tradition de la galette.
Cette rencontre était l’occasion pour la tête de la liste de la reconquête du douzième arrondissement ainsi que François Haab, le numéro 2, de présenter leurs vœux aux habitants de notre arrondissement présents (voir ici).
Motivés par ces paroles et rassasiés par la spécialité pâtissière, les militants se sont dispersés vers les marchés d’Aligre ou de Cour de Vincennes afin de rencontrer les habitants et les convaincre que l’alternance à Paris est plus que nécessaire.
Jan 03
La gauche et petite ceinture : beaucoup de promesses électorales non tenues
Michèle Blumenthal, maire sortante, déclare en 2001 :
Ainsi, l’emprise foncière de la petite Ceinture doit être rendue pour partie, aux Parisiens en y créant des promenades nouvelles pour les piétons, des lieux de calme et de détente, des espaces pour les jeux et les activités sportives, et pourquoi pas des jardins potagers pour les enfants des écoles.
Christophe Najdovski, élu du 12e arrondissement et candidat vert à la mairie de Paris, déclare en 2001 :
Créer de grands parcs paysagers et transformer la petite ceinture en coulée verte.
Jan 03
Petite ceinture : 13 ans d’inaction
Dès la fin des années 1990, à la suite du succès de la Promenade Plantée de Daumesnil, premier jardin créé sur un ancien viaduc ferroviaire, inauguré par Jacques Chirac en 1993, l’équipe municipale avait commandité à l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR) une étude complète sur la Petite Ceinture (Réflexions et études pour le réaménagement de la Petite Ceinture. Dossier de synthèse novembre 2000 – 123 pages) en vue de procéder à son aménagement et à l’ouverture au public de tout ou partie de ce site.
Malgré de nombreux engagements de campagne sur ce thème tant en 2001 qu’en 2008, en particulier dans le 12ème arrondissement, l’équipe municipale actuelle a attendu la veille des élections municipales de 2008 pour procéder au premier aménagement d’une courte section dans le 16ème arrondissement (sentier nature).
Il aura ensuite fallu attendre 2011 et l’approche de nouvelles élections municipales pour que Madame Hidalgo s’intéresse à nouveau au sujet en commandant à l’APUR une mise à jour de son étude de novembre 2000.
Parmi les lignes directrices des préconisations de l’APUR, on peut citer :
- la suppression de l’usage ferroviaire sur le sud de la petite ceinture ;
- le maintien d’un usage ferroviaire sur l’Est de la Petite ceinture (19ème, 20ème et 12ème) ;
- la permanence des usages ferroviaires intensifs sur l’ouest (RER C) et entre les faisceaux Gare de l’Est-Gare du Nord et Gare de Lyon-Gare d’Austerlitz ;
- la nécessité de développer une politique relative aux dernières gares existantes aujourd’hui, médiocrement utilisées et entretenues.
La discrète concertation lancée fin 2012 et clôturée en février 2013 sur le sujet s’est conclue – sans surprise – par une demande quasi unanime des citoyens : « Cessons de ne rien faire de la Petite Ceinture ».
Cet attentisme n’a que trop duré, il est temps de permettre aux parisiens d’accéder à la Petite Ceinture dans le cadre d’un véritable projet d’ensemble, d’en faire une nouvelle ligne de vie pour Paris.
Jan 02
Présentation en vidéo d’une friche de « Bercy-Charenton »
Voici une présentation du 15 mai 2010, réalisée par Alexandre Bouchy et Matthieu Seingier, montrant que des membres de l’équipe de ce site avaient déjà réalisés l’opportunité de cette zone tandis que l’opposition la négligeait :
Partie 1 : introduction depuis le parc de Bercy
Partie 2 : Présentation d’une des friches
Déc 30
Six ans de perdus ?
Aujourd’hui en 2014, la dernière grande zone à aménager sur la commune de Paris est la zone de Bercy-Charenton. Cette zone qui relie le quartier de Bercy à Charenton dans le Val de Marne s’étend dans le 12eme arrondissement sur 63 hectares.
Un groupe constitué de l’architecte Rogers associé aux ateliers Jean Nouvel a travaillé sur une vision à long terme de l’évolution de ce quartier.
Ce travail remarquable était de nature prospective et exploratoire, appuyé sur des compilations de documents et projets techniques en cours. Il nécessitait de nombreuses études complémentaires tant sur ces aspects de typologie foncière que de la nécessité de trouver des financements.
Il a fallu attendre le conseil de Paris des 6 et 7 juillet 2009 pour voir prises des délibérations (2009 DU 73) destinées à lancer des « marchés de prestations intellectuelles », autrement dit d’autres études onéreuses, encadrées par les objectifs de la Ville de Paris, eux-mêmes issus d’une étude rendue en mai 2008 par l’une des administrations, l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR)…
Que le lecteur excuse la litanie qui suit mais en juge : prolongement de la rue Baron Le Roy, élargissement du quai sous le pont national, « création d’un cheminement piéton entre le boulevard Poniatowski et l’immeuble « Lumière », de « logements, notamment sociaux », de « programmes à vocation économique », d’un centre de tri de déchets, à quoi s’ajoutent pêle-mêle la possibilité d’accueil de foires et de cirques, la construction d’une gare de RER D et de desserte de bus, l’aménagement des berges de Seine, la reconfiguration de l’échangeur de Bercy, la mise en valeur du bastion n°1…
Le 23 juin 2010, c’est l’architecte-urbaniste Richard Rogers – co-auteur du centre Pompidou – (plus précisément l’agence Rogers Stirk Harbour + Partners) associé aux Ateliers Jean Nouvel (qu’on ne présente plus) et à l’agence TVK qui ont finalement été désignés pour réfléchir à cet aménagement.
Leur compte-rendu, présenté le 16 mars 2012, vaut le coup d’être visionné :
Ce travail remarquable était de nature prospective et exploratoire, appuyé sur des compilations de documents et projets techniques en cours. Il nécessitait de nombreuses études complémentaires tant sur ces aspects de typologie foncière que de la nécessité de trouver des financements.
Mais moins d’un an après la désignation de l’équipe d’urbanistes, une réunion publique, en présence du premier adjoint, Anne Hidalgo – décidément déjà en campagne pour la succession de M. Delanoë – a été organisée le 11 mai 2011. Une seconde l’a été également le 11 novembre 2011.
Ces réunions sont, il faut l’avouer, des succès en termes de participants (au moins 250 personnes pour la première) ce qui montre que de nombreux Parisiens étaient intéressés par les projets d’aménagement dans leur quartier.
Mais est-ce que ces réunions peuvent réellement être qualifiées de concertation ?
En effet, il importe de s’arrêter sur ces deux réunions car elles illustrent parfaitement la manière dont les élus municipaux prétendent écouter les citoyens : d’une part, sur la forme de ces deux réunions, animées par une société privée (société Etat d’Esprit), ce qui laisse franchement dubitatif sur la gestion de la ville de Paris. Alors que le personnel a explosé durant ces deux derniers mandats, notamment dans le cabinet du maire à des fonctions de communication, on se demande ce qui peut justifier de faire appel à des « professionnels de la conduite de concertation »…
D’autre part, en ce qui concerne le fond, rien de nouveau n’a été annoncé dans la première réunion (en tout cas pour toutes les personnes qui suivaient déjà le dossier). Encore moins sur la liaison entre le quartier de Bercy et la nouvelle station de tramway censée le desservir pourtant objet de questions multiples des habitants (au bout de la rue Baron Le Roy).
Loin de nous de critiquer l’appel à la participation des habitants. C’est l’interférence entre un travail de réflexion par des professionnels de l’urbanisme et des amateurs qui est très gênant. Bien pire, l’infantilisation des habitants est encore plus critiquable.
D’ailleurs, les enfants des écoles Gerty Archimède et 315 Charenton ont également pu « poser leur pierre au projet » et « imaginer la ville de demain ».
Enfin, une « exposition publique » a été présentée pendant les mois de novembre et décembre 2012. Ceux qui prennent régulièrement la ligne 14 du métro à la station « Cour Saint-Emilion » se souviennent en effet de ces quelques panneaux explicatifs de la concertation en cours.
D’ailleurs, la lecture du site de la ville ne permet pas de s’y tromper : « [cette exposition] proposait la synthèse du diagnostic du site et expliquait les premières propositions du plan guide. ».
La phase de concertation s’est achevée par une journée portes ouvertes le 29 juin 2013 et l’exposition était à nouveau présentée dans les chais de Bercy.
En tout état de cause, aucun aménageur n’a été désigné pour l’instant et la modification du plan local d’urbanisme portant création d’une Zone d’aménagement concerté (ZAC) est programmée en 2014 !
Effectivement, dans sa dernière assemblée avant les vacances d’été 2013, le conseil de Paris a adopté une délibération (2013 DU 212) portant les « objectifs poursuivis et modalités de concertation publique dans la perspective de la création d’une ZAC dans le secteur « Bercy Charenton« . Si vous voulez en prendre connaissance, le lien est ici. Vous n’y apprendrez pas grands choses car elle reprend nombre d’objectifs déjà proposés par l’APUR en 2008 (à noter néanmoins l’abandon de la stupide idée d’y implanter la foire du Trône et une proposition nouvelle de taille : la « création de nouveaux espaces verts récréatifs« ).
Aujourd’hui, après 12 ans de mandat et 6 années d’études, alors même qu’une équipe d’architectes urbanistes de renom s’est penchée sur le sujet, la future zone d’aménagement « concertée » porterait sur 13 hectares seulement.
Quand on sait qu’il ne faut pas moins de 15 ans pour rendre vivante une zone d’aménagement (cf le quartier de Bercy, le quartier Seine Rive Gauche), on peut s’interroger sur la capacité de la Mairie sortante à gérer les grands projets.
En effet, dans ce Paris devenu métropole, doit-on avoir une ambition pour ce vaste territoire qui relie Paris à Charenton.
Oui, il doit être de lieu d’une ambition, d’un concept, et programmé sur le long terme dans un grand territoire métropolitain multipolaire.
Le débat est donc aujourd’hui encore totalement ouvert pour exploiter au mieux ce site qui contribuerait à l’expansion de la ville.
Matthieu SEINGIER et Vincent HAM





