Plan biodiversité et destruction de l’écosystème du Lac Daumesnil

Le lac Daumesnil, le 6 mars 2018

Le plan biodiversité est une forme de feuille de route que la Ville de Paris se confie à elle-même pour protéger et enrichir, comme son nom l’indique, la diversité biologique.

Ce terme « biodiversité » a été défini, en juin 1992, dans le cadre du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, au Brézil, comme « l’ensemble des organismes vivants qui peuplent la terre (animaux, végétaux, champignons, micro-organismes), leur diversité génétique (patrimoine génétique et héréditaire) et la multiplicité des écosystèmes qui constituent le milieu de vie de chaque espèce (forêts, montagnes, fleuves, prairies…).

Ne craignant pas de paraître pour mégalomane, Madame HIDALGO érige ce plan comme un outil de lutte contre le réchauffement climatique.

Le paradoxe est que ce plan comportait encore tout un paragraphe sur la bétonisation du Lac Daumesnil afin d’en faire une baignade, dont il a été montré qu’il constituait un éco-système en soi.  Et surtout ce projet a été retiré précisément car il ne présentait pas les garanties écologiques suffisantes.

Cela imposait une intervention de ma part, lors de l’examen du plan biodiversité du conseil d’arrondissement du 12 mars dernier (1) et de celle de Valérie Montandon au conseil de Paris, qui a obtenu le retrait de la mention litigieuse, dans l’intérêt général (2).

1. Ma demande de confirmation du retrait du projet de baignade dans le lac Daumesnil du plan biodiversité et la réponse : cela sera un débat de campagne de 2020.

« Mes chers collègues, tout d’abord nous ne pouvons que nous réjouir d’une nouvelle mouture de ce plan, car je vous rappelle que le précédent plan couvrait la période 2011– 2015. Il n’y avait donc rien en 2016 et 2017. Toutefois, si ce document a le mérite de contenir plus d’objectifs que le précédent, ceux-ci ne sont pas chiffrés. Or, le plan de 2011 comprenait des objectifs chiffrés qui permettaient son évaluation. L’un des rares objectifs chiffrés, à savoir la création de 40 mares humides, n’a été réalisé qu’à 50%, et la Mairie de Paris a annoncé en 2014 30 hectares de parcs et jardins supplémentaires, 100 hectares de murs et toitures végétalisés, et la plantation de 20 000 arbres. Fin 2016, seuls 8,5 hectares d’espaces verts avaient été réalisés.

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Hommage au Colonel Arnaud Beltrame

En ce jour d’hommage national au Colonel Arnaud Beltrame, un message s’impose. Par son acte de bravoure, consistant à s’imposer à main nue, à un ennemi de la vie, armé, il a permis la neutralisation du salafiste, avant d’être égorgé par ce dernier après s’être fait tiré dessus. Son sacrifice n’a pas été vain car il a permis de sauver d’autres vies et il donne un nouveau visage à l’image du héros français.
Le célèbre poème de Victor Hugo, écrit en 1870, en plein siège de Paris, s’applique donc particulièrement aujourd’hui et mérite d’être dépoussiéré car tant que les valeurs françaises sont menacées, ce grand texte reste d’actualité :
Hymne à la France éternelle, pour Arnaud Beltrame

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu’enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

C’est pour ces morts, dont l’ombre est ici bienvenue,
Que le haut Panthéon élève dans la nue,
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
Cette couronne de colonnes
Que le soleil levant redore tous les jours !

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Retour sur le conseil d’arrondissement du 12 mars 2014 dans le Parisien

Extrait du journal de Paris du Parisien du 14 mars 2018

Pourquoi nous avons quitté le conseil du 12e arrondissement ce 12 mars 2017

Au conseil d’arrondissement du 12 mars 2018

Une fois n’est pas coutume, mes collègues Mesdames Corinne Atlan-Tapiero et Isabelle Tavaux ainsi que moi-même avons fait le choix de quitter le conseil du 12e arrondissement avant la fin.

Notre geste s’explique par l’instauration d’une atmosphère particulièrement défiante de la part de la majorité (1) et sa tentative d’instrumentaliser le conseil  du 12e arrondissement en détournant complètement son objet au profit d’attaques contre la Région (2).

1.     Un départ qui s’explique par une atmosphère hostile non justifiée

La majorité des conseils d’arrondissement de Paris se tenait le lundi précédent. Madame le maire du 12e arrondissement avait décidé souverainement de le décaler pour préserver les vacances scolaires.

Son ordre du jour était assez chargé et il commençait comme souvent par un « débat organisé ». J’emploie les guillemets car le terme « organisé » rend la notion de « débat » marginale. En réalité, après un résumé de la communication de la mairie, chaque conseiller donne sa position sur le thème choisi.

Quatre jours après la journée de la femme, le « débat organisé » du jour portait sur la communication relative à la politique d’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes dans le 12ème arrondissement.

Dès le début, ce débat était déjà été détourné par la Ville pour attaquer la région Ile-de-France, via un vœu.

Voir ici le vœu et la réponse que j’ai formulée.

Il est normal qu’en politique les débats puissent être vifs. Toutefois, il est difficilement supportable que le ton soit systématiquement celui de la défiance voire du mépris et de l’invective sectaire. Faut-il rappeler que nous sommes bénévoles et que nous agissons dans l’intérêt commun des habitants du 12e arrondissement ?

Or ce conseil a encore été l’objet de reproches ad hominem sur l’absence d’élus à telle ou telle manifestation (où nous ne sommes même pas invités personnellement). Nous ne sommes pas des élèves qui doivent justifier de leurs absences à une maîtresse d’école! Étant pour ma part présent à la majorité des cérémonies patriotiques, il ne me viendrait pas à l’esprit de faire la liste des élus systématiquement absents.

Ce manque de respect récurrent a donc créé une atmosphère lourde injustifiée.

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La région agit

En complément de l’article relatif à notre départ du conseil du 12 mars 2018, voici un article spécifique sur les vœux « anti-région » déposé par l’exécutif du 12e arrondissement.

Les trois vœux concernés portaient sur :

  • le lycée Paul Valéry (lire ici),
  • la ligne à haut niveau de service de la rive droite (lire ici),
  • la tarification en faveur des bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat (lire ici).

 

Voici quelques éléments de réponse :

Le Lycée Paul Valéry, une priorité pour la région pour les enseignants Et les élèves

Lycée Paul Valéry en 2009 par LPLT, from Wikimedia Commons

La Région et la Ville de Paris ont travaillé à un projet de partition foncière et de reconstruction des parties lycée (y compris un internat de 150 lits) puis collège.

Contrairement à ce qui est suggéré dans le vœu de la majorité, la reconstruction de la cité scolaire a bien avancé et le retard n’est pas imputable à la région.  Lorsque la nouvelle majorité est arrivée à la région en décembre 2015, la rénovation du lycée avait déjà 2 ans de retard qui incombe donc à la majorité socialiste présidée par Jean Paul Huchon.

Lors de la Commission Permanente de juillet 2017, la région a engagé l’ensemble des crédits, pour 40.228k€, permettant le lancement des travaux dans les meilleurs délais possibles.

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Femmes en danger dans le 12e arrondissement

Tweet envoyé lors de cette séance (cliquer sur l’image pour le lire sur Twitter)

Dans le cadre du conseil arrondissement du 12 mars 2018, la municipalité n’a pas hésité à instrumentaliser les femmes en danger dans le 12e arrondissement pour attaquer la région Ile-de-France.

Voici rapidement le contexte et la réponse formulée par mes soins, avec les éléments de Madame MONTANDON.

Le conseil débutait par un « débat organisé » autour de la communication relative à la politique d’égalité entre les femmes et les hommes (lire ici) et la lutte contre les violences faites aux femmes dans le 12e arrondissement.

Évidemment que ce sujet ne peut être la cause de division profonde.

Pourtant, l’exécutif du 12e a décidé de le rendre plus polémique en déposant un vœu particulièrement spécieux. Officiellement, ce vœu concerne un « projet de création d’une résidence sociale pour femmes victimes de violences dans le 12e arrondissement » (lire ici).

En réalité, il est utilisé pour organiser une première attaque contre la région comme l’illustre l’un de ses considérants  :

« Considérant la décision de la Région Ile-de-France de ne pas participer au financement de résidences sociales dédiées à un public spécifique ; »

J’ai donc pris la parole pour défendre la région, avec les éléments de Madame MONTANDON.

Voici, d’après mes notes, ce que j’ai répondu :

J’ai remercié Madame le maire de présenter cette communication et ce vœu qui permettent de souligner le volontarisme de la Région Île-de-France en matière de lutte contre les violences faîtes aux femmes.

La région a fait plus en 2 ans que les mandatures socialistes de Monsieur Huchon en 18 ans.

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Lac Daumesnil, ma position

Les célèbre barque du Lac Daumesnil, le 6 mars 2018

Voici ma position déposée le 9 mars 2018 dans le registre de l’enquête publique sur le lac Daumesnil.

Avant de reproduire le texte de cette contribution (Lire la version en PDF), il convient de rappeler que la donne avait changer.

En effet, le dossier de l’enquête publique permet d’appréhender le dossier dans sa globalité et de se rendre compte que le projet était totalement attentatoire à l’environnement, comme nous l’avions déjà souligné.

Réunion du 3 mars sur le lac Daumesnil

C’est la raison pour laquelle une fort mobilisation s’est créée autour de la défense du lac Daumesnil. Une réunion a été organisée, le 3 mars 2018, par plusieurs collectifs (dont Mont14 ou Feu au lac) qui a rassemblée une centaine de personnes très mobilisée (photo ci-jointe).

J’ai pu m’y exprimer et faire part de ma position négative tout en invitant, comme de nombreux autres intervenants, à venir s’exprimer massivement dans l’enquête publique.

Et la participation à l’enquête publique fut massive.

Et il n’y avait d’ailleurs plus assez de place pour accueillir les participants à la dernière permanence de l’enquêteur public du 8 mars 2018… date où le Parisien annonçait que le projet serait abandonné (voir ici : le projet de baignade au lac Daumesnil tombe à l’eau).

Décidé à déposer ma contribution au dernier moment (comme annoncé ici), j’ai donc dû en modifier l’introduction en raison de l’annonce précédente :

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Lac Daumesnil : l’enquête publique est jusqu’au 9 mars 2018

Vue extraite de la notice du permis d’aménager réalisée par la Ville de Paris – juillet 2017 – échelle 1/2500e

La baignade dans le lac Daumesnil fait débat, comme nous avons déjà pu l’exposer dans ces pages.

VOIR LA PAGE CONSACRE AU LAC DAUMESNIL

Et la dernière décision du tribunal administratif en excès de pouvoir relative à la fermeture des voies sur Berge a rappelé l’utilité de l’enquête publique, procédure prévue par la loi pour que le public participe à l’élaboration de certaines décisions susceptibles d’avoir une incidence sur l’environnement.

Dans le cadre de Bercy Charenton, sur lequel nous reviendrons, les conclusions de l’enquête publique ont aussi contribuer, avec notre mobilisation, au renoncement de l’atteinte à l’espace du « Stade Léo Lagrange ».

Aussi pour rappel, vous pouvez participer, jusqu’au 9 mars prochain, à l’enquête  publique sur « la déclaration de projet emportant la mise en compatibilité du PLU relative au projet d’aménagement d’une baignade publique dans le lac Daumesnil (12ème arrondissement)« .

Le site rappelle que l’enquête porte à la fois sur l’intérêt général du projet du Lac Daumesnil soumis à permis d’aménager et la mise en compatibilité du PLU qui en est la conséquence.

Vous pouvez consulter le dossier en ligne et émettre vos avis sur le registre dématérialisé ici:

SITE INTERNET DU DOSSIER ET DE L’ENQUETE PUBLIQUE SUR LE LAC DAUMESNIL

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Annulation de la fermeture des voies sur Berges rive droite

Les berges sous l’eau, le 12 février 2018

Le tribunal administratif vient d’annuler, ce 21 février 2018, la délibération du conseil de Paris des 14, 15 et 16 décembre 2015 relative à la fermeture des voies sur Berges rive droite.

Le juge administratif a rappelé qu’une délibération est illégale si « les inexactitudes, omissions ou insuffisances d’une étude d’impact (…) ont pu avoir pour effet de nuire à l’information complète de la population ou si elles ont été de nature à exercer une influence sur la décision de l’autorité administrative« .

Or, comme cela avait déjà été souligné par les élus Les Républicains, le rapport d’enquête publique avait déjà relevé l’absence d’information (volontaire ?) sur le taux de transit et « estimé que celle-ci faisait obstacle à ce que l’utilité publique du projet d’aménagement soit correctement appréciée« 

Plus globalement : « Les inexactitudes, omissions et insuffisances cumulées de l’étude  d’impact concernent les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores« .
Le jugement rappelle que l’autorité environnementale, dans un avis du 10 mai 2016, avait soulevé ces omissions et imprécisions.
Effectivement, les élus Les Républicains s’étaient étonnés de l’obstination d’Anne Hidalgo alors qu’ils avaient proposé un projet alternatif : voir le communiqué ici.
De la même manière, le 8 août 2016, la commission d’enquête publique avait émis un avis défavorable au projet, pour les mêmes raisons.
Bien que le jugement ne le mentionne pas, il faut aussi citer le rapport du professeur Carli dont les conclusions étaient accablante en raison des impacts sur la santé publique : voir le communiqué ici.
En juin 2016, c’était le conseil de Paris Métropole qui adoptait un vœu soulignant le manque de concertation du maire de Paris  : voir le communiqué ici.

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la négligence d’Anne Hidalgo fait perdre 40 millions d’euros aux Parisiens

Communiqué de presse du groupe Les Républicains du 5 février 2018 sur l’annulation de la délibération parisienne sur les panneaux publicitaires

Panneaux publicitaires : la négligence d’Anne Hidalgo fait perdre 40 millions d’euros aux Parisiens

Sans surprise, le Conseil d’État vient de confirmer l’annulation de la délibération du Conseil de Paris relative au contrat de panneaux publicitaires pour la période 2018/2019. Le groupe les Républicains et Indépendants avait déjà alerté la Maire de Paris en novembre dernier sur la fragilité juridique d’un tel contrat, attribué sans appel à concurrence.

La Mairie de Paris cumule depuis un an les approximations et les entorses au droit sur le renouvellement des mobiliers urbains. En septembre dernier déjà, une délibération non conforme au règlement de publicité avait été annulée par le Conseil d’État. Conjuguées aux mises en examen pour favoritisme dans d’autres contrats, ces sanctions révèlent l’étonnante désinvolture de la Maire de Paris dans un domaine, celui des marchés publics, où s’impose la plus extrême rigueur.

Jusqu’en mi-2019, Paris ne pourra plus compter sur les recettes des panneaux publicitaires. Le manque à gagner est de 40 M€ soit l’équivalent de 1000 places en crèches. La Ville a fait le choix de compenser ce manque de recette en augmentant la dette. Ce sont donc les générations futures qui subiront les errements de gestion de l’actuelle municipalité.

Le démontage des 1630 panneaux publicitaires s’ajoutera aux nombreux travaux de voirie en cours, notamment pour mener la douloureuse transition entre les exploitants de Vélib’. Le Règlement Local de Publicité prévoit que ce démontage doit intervenir sous quinzaine. Afin de prévenir tout nouveau dysfonctionnement, le groupe les Républicains et Indépendants demande que le plan d’enlèvement des panneaux soit élaboré en concertation avec les maires d’arrondissements.

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