La Chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France a publié hier plusieurs rapports très critiques à l’encontre de la gestion financière de la ville de Paris. La CRC confirme ainsi ce que nous n’avons eu de cesse de dénoncer : parce qu’elle refuse de faire des choix courageux, Madame Hidalgo emmène les finances parisiennes dans le mur.
Dans le monde merveilleux de la Maire de Paris, on s’imagine qu’on peut tout à la fois maintenir et même amplifier les investissements, tout en limitant l’endettement et sans augmenter les impôts. Pour notre part, nous rappelons notre préférence pour une réduction modeste des dépenses le temps d’assainir les finances de la ville.
La situation se dégrade pourtant très rapidement. Les magistrats de la CRC rappellent par exemple que l’agence Standard & Poor’s a évalué à 22 ans en 2017 la capacité de désendettement de la ville, très au-dessus du seuil d’alerte traditionnel estimé à 12 ans. Rappelons que la dette devrait atteindre 7,5 milliards d’euros en 2020, alors qu’elle n’était que d’un milliard d’euros en 2001.




Dans son merveilleux Voyage en Italie, lors d’une étape à Brescia (des années 50), Jean Giono théorise l’art d’être assis en Terrasse d’un café, que les Italiens ont porté au plus haut degré de science :
Vous ne serez pas surpris de notre position négative sur cette délibération. J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer le 30 novembre dernier sur cette politique que nous qualifions de « politique de rustine », dans la mesure où seule la construction permet réellement d’augmenter l’offre du logement social. Il y a cependant du nouveau depuis cette délibération. Cette opération de préemption à marche forcée par la Ville fait l’objet d’une résistance qui s’organise et s’intensifie.
Le conseil du 12e arrondissement du 14 mars 2016 a commencé par un débat « organisé » consacré au réaménagement de sept places parisiennes dont celle de la Bastille et de la Nation. Les cinq autres sont celles du Panthéon, de la Madeleine, d’Italie, des Fêtes et de Gambetta.